

Mesdames, Messieurs,
Notre époque est marquée par une montée du nationalisme, reflet d'un besoin légitime d'affirmation identitaire et de souveraineté. Face à une mondialisation parfois perçue comme intrusive, de nombreux États revendiquent la primauté de leur droit interne sur les normes internationales. Cette dynamique, bien que compréhensible, soulève une tension fondamentale entre l'autonomie des nations et les exigences de la coopération mondiale.
Affirmer sa souveraineté, oui. Mais rompre le lien de droit entre les peuples, non. Il ne s'agit pas d'opposer les deux ordres juridiques, mais de les articuler avec intelligence, dans un esprit de respect mutuel, de paix et de responsabilité.
Car dans un monde interdépendant, la force d'un État ne réside pas seulement dans sa capacité à s'imposer, mais aussi dans sa volonté de construire avec les autres un avenir commun.
Je vous remercie.